Syndrome de fatigue chronique

Le syndrome de fatigue chronique est un syndrome d'étiologie obscure (Infection occulte ? Dysimmunité ? Troubles psychiatriques ?...) défini comme une asthénie persistant plus de 6 mois sans étiologie organique ou psychique mise en évidence malgré un bilan approprié (diagnostic d'exclusion). Son existence même est discutée. Ses frontières avec divers syndromes fonctionnels (fibromyalgie, troubles fonctionnels intestinaux, anxiété, attaques de panique, troubles somatoformes) sont floues. Il demeure un diagnostic d'exclusion et doit être remis en question en cas de modification évocatrice de la sémiologie. Tout comme d'autres syndromes similaires, sa reconnaissance tant médicale que sociale est variable selon les pays.

Clinique

Il survient préférentiellement chez des patients < 40 ans actifs avec un sex ratio de 2 femmes pour 1 homme, ++ dans un contexte de stress. Il se caractérise cliniquement début brutal par un syndrome d'allure grippal de début brutal faisant place à une fatigue permanente, une fatigabilité ou une intolérance à l'effort durant > 6 mois. Possibles symptômes associés : arthromyalgies, pseudo-vertiges, troubles mnésiques ou de la concentration, céphalées chroniques, troubles du sommeil,…

Par définition, l'examen clinique est normal. Toute anomalie doit faire évoquer un autre diagnostic.

Examens complémentaires

Aucun examen ne contribue au diagnostic positif. Toute anomalie signifiante objectivée aux examens complémentaires doit faire remettre en cause le diagnostic. Le bilan complémentaire est celui d'une asthénie afin d'exclure les diagnostics différentiels organiques.

Prise en charge thérapeutique - Traitements

Tout comme lors d'autres syndromes similaires, les patients sont souvent très revendicatifs et agressifs envers le corps médical, fréquemment persuadés d'être atteint d'une pathologie grave (élément péjoratif) et présentant une dégradation socio-professionnelle.

Aucun traitement n'a jamais été démontré efficace → réassurance (ne pas nier la réalité des plaintes mais expliquer que l'on a exclu les pathologies graves), suivi (réévaluer le diagnostic en cas d'apparition d'éléments objectifs), orientation vers des thérapies cognitivo-comportementales de réadaptation à l'effort et des techniques de relaxation,… laisser la porte ouverte aux paramédecines…

Auteur(s)

Dr Shanan Khairi, MD