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Intoxication au plomb (saturnisme)

Métal lourd, moyennement abondant, à la saveur sucrée.

Origines

  • Habitations : peintures anciennes dégradées (poussières de Pb), canalisations, soudures,… ( ! donne PICA chez les enfants [ingestion récurrente de produits non alimentaires telles que terre, craie,…])
  • Alimentation : rare (excepté contenants)
  • Khôl (à proscrire pour les enfants)
  • (tabac : rare, contrairement à l’As et Cd)
  • Industries : céramique, imprimerie, insecticides, essences, tuyaux,…

! INTOX AU Pb = MALADIE DE LA PAUVRETE : 40% des enfants « défavorisés » ont une plombémie supérieure à la norme (10µg/100ml)

En Belgique, la plombémie moyenne était de 17 µg/100ml en 1978 et de 5,8 µg/&00ml en 1998

Pharmacologie

  • Absorption : 50% par voies respis, 10% par digestif. Augmenté chez l’enfant +++ (jusqu’à 50% en digestif) et en cas d’anémie (comme pour le Cd) à femmes enceintes sont à risque
  • Distribution : 1% dans le sang, 9% dans les tissus mous, 90% dans les os
    • ½ vie sanguine : 1 mois (fixation à 90% sur les GR)
    • ½ vie dans tissus mous : 1,5 mois
    • ½ vie dans les os : ~7 ans !!!
  • Excrétion urinaire (80%) et biliaire (20%). L’excrétion urinaire est en équilibre avec les taux plasmatiques à le dosage urinaire est un bon reflet de la plombémie. Excrétion urinaire moindre chez l’enfant (à accroit toxicité)

Clinique

  • Intoxication aiguë : évolue en 2 phases (colique saturnine à phase neuropsychiatrique)
    • Colique saturnine (2-48h après intox) : douleurs abdo terribles, V+… peut mimer un abdomen aigu !
    • Phase neuropsychiatrique : céphalées, agitation, hallus, délires
    • + anémie, cytolyse hépatique, tubulopathie rénale
  • Intoxication chronique
    • Signes peu spécifiques : anémie, troubles digestifs, troubles cognitifs, éventuels problèmes rénaux, éventuelle HTA.
    • !!! chez l’enfant les signes sont encore moins spécifiques (malaises digestifs, diminution des performances scolaires,…) à toujours y penser en cas de pauvreté/ logement vétuste. Seul le PICA chez le jeune enfant est très évocateur.

Les accès de saturnisme possibles :

  • Hémato : anémie
  • Rénal : néphrite interstitielle, néphropathie franche rare… association avec la goutte (diminution de la filtration de l’acide urique)
  • SN : polynévrite sensitivo-motrice, céphalées aigues, démence, troubles cognitifs ( !! baisse des performances scolaires), troubles auditifs
  • TD : constipation, coliques, coliques saturnines (mimant abdomen aigu)
  • Endocrino : hypothyroïdie
  • Eventuellement : hypospermie, liseré gingival, tératogénicité ( ???)

Au cours d’une intoxication chronique, la mobilisation et le relargage de Pb des stocks osseux est favorisé par : hyperPTH, hyperthyroïdie, ménopause, exposition au Cd, grossesse, ostéoporose

Examens complémentaires

  • En aigu : dosage sanguin = méthode de choix
  • En chronique : dosages sanguin + urinaire
  • Dosage urinaire du D-ala (spécifique du saturnisme, très sensible)
  • Test à l’EDTA en cas d’intox chronique (mobilisation du Pb dans les os), utilisation +++ par le FMP

Prise en charge thérapeutique - Traitements

  • Symptomatique
  • Chélation :
    • DMSA = tt de choix
    • EDTA calcique disodique (intérêt chez l’enfant + utilisation diagnostique en cas d’intox chronique)

Auteur(s)

Shanan Khairi, MD

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