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Infections per-partales et post-partales précoces

Le passage dans la filière génitale représente un risque important de contamination et d’infection pour l’enfant et quelques étiologies sont particulièrement importantes (liste non exhaustive !) :

  • l’infection par le VIH avec un risque réel de contamination : prévention par dépistage prénatal, traitement antirétroviral voire césarienne (et évitement de l’allaitement maternel – autre voie de contamination),
  • la primo-infection par HSV : possibilité de traitement mère et enfant par aciclovir (risque bien plus réduit lors des réactivations),
  • l’infection par le streptocoque b-hémolytique du groupe B : ce dernier risque est contrôlé par le dépistage du portage chez la mère (10 à 35% de portage) entre les semaines 35 et 37 et injection de pénicilline en per-partum chez les parturientes porteuses.

Lors du passage dans la filière génitale, l’enfant est également susceptible d’acquérir une contamination qui peut donner lieu à une conjonctivite (à S aureus, N gonorrhoeae, …) raison pour laquelle, pendant longtemps, on a administré du nitrate d’argent en collyre (pratique abandonnée actuellement).

Outre les infections spécifiques mentionnées ci-dessus, les nouveau-nés peuvent être l’objet de septicémies (2 à 3/1000 naissances), tableau souvent sévère et éventuellement accompagné de :

  • méningites, qui se déclarent le plus souvent dans les quelques premiers jours après la naissance et causées par des bacilles à Gram négatif ou streptocoque b-hémolytique du groupe B provenant de la flore saprophyte de la mère ou causée par Listeria acquise dans la filière génitale. Le tableau clinique est frustre et justifie la réalisation d’une ponction lombaire et d’une antibiothérapie empirique. (nb : la PL[1] peut être normale en numération et chimie dans ces circonstances !)
  • broncho-pneumonies causées par la flore vaginale de la mère, traitement en fonction de la documentation microbiologique

 

Le traitement empirique doit couvrir les streptocoques et bacilles à Gram négatif (ampicilline + aminoglycosides), plus adjonction de cefotaxime (plutôt que ceftriaxone, car le métabolisme hépatique de celle-ci peut poser problème chez le nouveau-né) en cas de suspicion de méningite.

Prévention :

  • dépistage du portage de streptocoque b-hémolytique B et éradication du portage

 



[1] Ponction lombaire

Auteur(s)

Baudouin Byl, MD

(Mis en forme, revu et modifié par Shanan Khairi, MD)

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