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Antiviraux contre les infections aux virus herpétiques

Aciclovir et valaciclovir

Analogues de la guanosine inhibant la réplication des virus HSV-1, HSV-2 et VZV. Le valaciclovir est une prodrogue de l’aciclovir.

L’aciclovir est converti en dérivé monophosphaté par une thymidine kinase virale (donc uniquement dans les cellules infectées). Des enzymes cellulaires complètent par une di- puis une triphosphorylation pour mener au composant actif : l’aciclovir triphosphate. Celui-ci agit en compétition avec la deoxyguanosine triphosphate pour l’élongation de la chaine d’ADN par la DNA viral polymerase. La structure de l’acyclovir rend impossible la poursuite de l’élongation de la chaine d’ADN.

La biodisponibilité de l’aciclovir n’est pas bonne (15-30%), d’où l’intérêt du valaciclovir (env. 50%)

Indications : infections à HSV, infections à HZV, prophylaxie des infections à CMV (chez les patients transplantés).

Attention : émergence de résistance, soit par déficience en viral thymidine kinase ou mutation de la DNA polymerase.

 

Ganciclovir

Egalement un analogue nucléotidique de la guanosine, mais la présence d’un groupe hydroxymethyl lui procure une activité augmentée sur le CMV, et également une plus grande toxicité. Première phosphorylation par une kinase virale, suivie d’une double phosphorylation cellulaire. Le valganciclovir est la prodrogue de meilleure biodisponibilité administrable par voie orale.

Indications : vu toxicité, réservé aux infections à CMV, et prophylaxie des infections à CMV.

Attention : effet secondaire : neutropénie !!, dégradation de la fonction rénale

(pour mémoire, non disponible en Belgique : le penciclovir et le famciclovir).

 

Cidofovir

Analogue nucléotidique de la cytosine monophosphate. Ne requiert pas la phosphorylation par la TK.

Indications : trt infections par HSV, VZV ou CMV R aux autres traitements, traitement de la rétinite à CMV.

Effet secondaire : toxicité rénale importante.

Foscarnet

Analogue du pyrophosphate inorganique qui agit comme inhibiteur de la DNA polymerase (et plus particulièrement de la DNA polymerase virale). Voie d’inhibition indépendante de la thymidine kinase, donc souches R à aciclovir et ganciclovir par défaut de TK restent sensibles au foscarnet.

Indications : HSV, VZV, CMV résistant aux analogues nucléotidiques.

Mauvaise biodisponibilité, disponible uniquement pour administration intraveineuse.

Effets secondaires : toxicité rénale, troubles métaboliques (hypocalcémie, hypomagnésemie, hypokaliémie, hypo- et hyperphosphatémie) (formation de complexes entre foscarnet et calcium libre et perte de calcium) ; moins de toxicité hématologique.

Résistance par mutation de la DNA polymerase.[1]



[1] Pour mémoire autre drogue anti-herpes, la brivudine, toxicité potentielle élevée, peu utilisée.

Auteur(s)

Baudouin Byl, MD

(Mis en forme, revu et modifié par Shanan Khairi, MD)

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