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Des médicaments nuisibles ?

Avant tout... ne pas nuire

Depuis 2012, la revue Prescrire publie annuellement une revue des médicaments considérés comme "nuisibles" parmi ceux disponibles sur le marché. Par "nuisible", il faut entendre ceux qui n'ont pas démontré d'efficacité ou ceux dont l'efficacité n'a pas été démontrée supérieure à d'autres molécules disponibles présentant un meilleur profil bénéfices-risques.

 

Pour rappel, la revue Prescrire a un impact factor limité mais s'est imposée dans le monde francophone comme une référence de confiance. Tant par le professionnalisme de son équipe que par son mode de financement (financée uniquement par ses abonnés, aucun subside privé ou public).

 

La liste 2016 énumère 74 molécules à éviter dont certaines sont d'usage courant en cardiologie (fénofibrate, ivabradine, olmésartan,...), dermatologie (tacrolimus,...), endocrinologie (orlistat,...), gastro-entérologie (dompéridone,...), infectiologie (moxifloxacine,...), neurologie (tous les médicaments "anti-alzheimer", natalizumab,...), psychiatrie (duloxétine, citalopram, venlafaxine, buproprione,...), rhumatologie et médecine physique (diclofénac, kétoprofène, piroxicam, glucosamine, quinine,...),...

 

Il faut certainement confronter cette liste à d'autres sources et la soumettre à la critique... La consulter paraît cependant indispensable. "Avant tout, ne pas nuire" n'est-il pas notre premier devoir ? Ne sommes nous pas régulièrement harcelés par des représentants des firmes pharmaceutiques se glissant jusqu'entre nos consultations ? Débordés par des horaires de plus en plus lourds ? Abrutis par des taches administratives prenant aujourd'hui jusqu'à la moitié de notre temps ? N'est-il pas de plus en plus difficile de s'y retrouver face à la multiplication des études et recommandations ? Se poser. Réfléchir à l'iatrogénicité. Peser les risques et les bénéfices. Réévaluer nos croyances. C'est un devoir constant bien que de plus en plus difficile.

 

Dans la même lignée, j'avais déjà abordé par le passé la médicalisation à outrance des démences dégénératives et des "Mild Cognitive Impairment" contrastant avec une prise en charge sociale, pourtant la seule démontrée importante, de plus en plus insuffisante.

 

Pour rappel, le Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique (CBIP), dépendant de subsides publics mais indépendant de toute firme privée, met également à la disposition de tous ses folias contenant ses propres recommandations en matière de médicaments à éviter (tels que, de règle, les anti-tussifs, mucolytiques et expectorants).

La publication de Prescrire est disponible en ligne.

Les folias et recommandations du CBIP sont disponibles en ligne.

Auteur(s)

Shanan Khairi, MD

Février 2016


Publié dans Agoravox le 20 février 2016.

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